Pékin, 7 jours d’arrêt !

Pékin, 7 jours d’arrêt !

Premières sensations en descendant du train à Pékin, terminus de notre périple en transsibérien / transmongol : « il fait chaud ! » ; « Pas tant de monde que ça sur le quai de la gare, tiens ! » ; « Contents d’être enfin arrivés ! ». Ce n’est qu’en sortant de la gare qu’on a pris la pleine mesure de ce qui nous attendait… Une place noire de monde. Des queues de malades à des guichets écrits que en chinois. On s’est mis en tête de trouver le métro, mais on ne savait pas vers quel guichet se diriger !

Petit coup d’œil sur la carte (application Maps.me sur android qui permet de télécharger les cartes offlines, grâce au projet OpenStreetMap). Julien évalue au doigt mouillé la distance vers l’auberge, et annonce « une vingtaine de minutes » à pied (deux arrêts de métro). Il fait 35°, et nous voila partis avec nos sacs sur le dos.

20 minutes plus tard, on n’a progressé que d’un tiers sur la carte, la sueur a déjà trempé tous nos vêtements, et on avance grâce à la « carotte » de pouvoir prendre une douche en arrivant ;)

Cette première introduction à la ville s’est confirmée par la suite : il fait chaud, il y a du monde, et la ville est gigantesque. On avait tous les deux une petite appréhension envers la Chine, et à fortiori Pékin. Surtout Elise, qui n’avait pas accroché avec Bangkok (beaucoup de gens lui avait dit que ce serait pire…) Et bien pas du tout ! Pékin s’est révélée être une ville relativement propre et agréable (surtout) grâce à ses magnifiques parcs.

Premiers chocs culturels

  • Les « cycles » sont de toutes formes, et sont quasiment tous électriques ! Même les tuk-tuk ont un moteur électrique… On se demande pourquoi l’Europe est si en retard à ce niveau ? !
  • Des « velibs » connectés : on scanne un « QR code » sur le vélo, le paiement se fait via le mobile, le cadenas du vélo s’ouvre tout seul.
  • WeChat : l’application qui peut tout faire. Un tout-en-un qui remplace Facebook/Twitter/Uber, on peut même payer avec son smartphone un peu partout !
  • Une ville polluée certes, mais personne ne porte de masques. Alors qu’en Europe on voit plein de chinois avec des masques. Allez comprendre.
  • On est des stars ! Tout le monde nous regarde avec étonnement et amusement, les gens nous prennent en photo (souvent sans demander). Comme nous sommes grands, et que Julien est blond au yeux bleu, on se fait remarquer… Julien s’en amuse beaucoup ! Elise n’aime en revanche pas trop ça.
  • Les enfants semblent être des rois ici et les crises sont visiblement assez fréquentes…
  • La politesse locale : faut pas s’étonner de se faire pousser, ou de voir quelqu’un passer devant dans la queue (ou alors se tenir juste derrière vous). Dans certains restos, les serveurs restent scotchés quand on regarde le menu.
  • Le comportement des chinois : ils pètent, ils rotent, ils crachent (en se raclant la gorge), ils gueulent pour s’appeler… Déconcertant ;)

Un peu d’air frais

Nous avons pu visiter plusieurs parcs qui a nos yeux sont incontournables.

La colline au charbon

La colline au charbon (ou la colline de Jinshang en chinois) est haute de 108 mètres et est située au nord-est de la Cité Interdite. Cette colline artificielle a été édifiée en 1420, avec les débris des constructions de la Cité interdite. Son nom de « la Colline de Charbon » vient des réserves de charbon qui étaient autrefois déposées au pied de la colline (et non pas un « terril » comme nous le pensions).

Le parc Beihai

Le parc Beihai est classé parmi les jardins impériaux les plus anciens, élégants et les mieux préservés en Chine. Une jolie balade est possible autour d’un lac où des bateaux et pédale-eau se côtoient. Les gens y viennent pour faire leur jogging ou encore danser.

Le palais d’été

Le palais d’été est selon nous le plus beau. Il est dominé par la « colline de la longévité » et entouré par le lac Kunming. L’UNESCO a classé ce parc au patrimoine mondial en 1998 pour son « expression exceptionnelle de l’art créatif du jardin paysager chinois, intégrant réalisations humaines et nature en un tout harmonieux ». C’est un mélange de jardins paysagers, de pavillons, de temples, de galeries et de ponts autour du paisible lac Kunming. C’est une vraie bouffée d’oxygène à l’écart du bruit et de la pollution pékinoise.

La Grande Muraille de Chine

Évidemment tout séjour à Pékin se doit de comporter une excursion sur la grande muraille ! On vous raconte notre aventure en détail dans l’article suivant : « On a ‘fait’ le mur« .

Des monuments gigantesques

Les monuments ont des dimensions colossales dont on se rend pas forcément compte à première vue. Une seule visite par jour est souvent amplement suffisant !

Cité interdite

La Cité Interdite cumule les superlatifs : monument le plus visité de Chine, le palais impérial le mieux conservé de Chine, le plus vaste complexe architectural de Chine (72 hectares), 800 bâtiments, un peu moins de 9 000 pièces (la légende dit 9999, le 9 étant symbole de longévité en Chine), bref… cette cité est énorme !

Une vraie « ville dans la ville », la cité interdite était réservée à l’empereur et son entourage ; y pénétrer valait peine de mort. 24 empereurs des dynasties Ming et Qing y ont habité de 1420 à 1911.

Du coup, en tant qu’attraction phare de la capitale, difficile d’échapper aux masses de touristes, même en arrivant tôt le matin… Tous avec leur parapluies, qu’il fasse beau ou qu’il pleuve… Comme on ne peut pas voir les temples de l’intérieur, il faut jouer des coudes pour « faire la photo » (ou essayer d’apprécier la vue, tandis qu’on se fait pousser), et bien sur toute tentative de photo sans personne est vaine.

La visite se finie sur un jardin, ce qui n’est pas plus mal car il y a peu de verdure (et d’ombre donc, même s’il pleuvait ce jour là). L’audioguide ne vaut pas les explications d’un guide, qui vous expliquera mieux les diverses activités de la famille impériale en ces lieux.

Place Tian’anmen

La place Tian’anmen, avec ses 440 000 mètres carrés, peut contenir 5x la place rouge de Moscou ou bien 6x la place de la Concorde… ou encore environ un million de personnes (pour la célébration publique ou des rassemblements, notamment le défilé militaire du 1er octobre !).

On est allé « y faire un tour » le premier soir, on a mieux compris ce que ça voulait dire en pratique… Fermée au public ce jour la, on a pu en faire le tour, mais çà nous a pris un certain temps ;)

La place est bordée de bâtiments importants ou prestigieux : au Nord, la « porte de La Paix céleste », qui donne son nom à la place (et qui mène directement à la Cité interdite) au Sud, la porte Zhengyang qui donnaient accès à la Ville chinoise (l’axe Nord – Sud est une composante récurrente à Pékin). Sur le pourtour, le palais de l’Assemblée du Peuple (ouest), le musée national de Chine (Est), et au milieu, le monument aux Héros du Peuple (une obélisque avec 17000 pièces de marbre), et le mausolée de Mao, tout simplement.

On y a assisté à la descente du drapeau chinois, réalisée par un bataillon d’élite de l’armée populaire de libération… Un événement qui ne manque pas d’attirer les touristes dans une ambiance mêlant bordel général (tout le monde se pousse pour pouvoir prendre sa photo, ça crie de partout) et ordre militaire (soldats au garde à vous), le tout restant très solennel quand même.

A la tombée de la nuit, les lumières illuminent la place et la porte de la paix céleste, qui mène directement à la cité interdite. La place est évidemment bien connue pour les événements clés de l’histoire chinoise qui s’y sont produits : Proclamation par Mao de la République populaire de Chine (on trouve toujours un énorme portrait du « grand timonier » sur la porte), ou encore point d’orgue des massacres lors des manifestations de 1989.

Le temple du ciel

Encore un monument gigantesque par la taille. Construit de 1406 à 1420, il est considéré comme l’achèvement de l’architecture chinoise traditionnelle. On y retrouve l’axe Nord-Sud, mais aussi des éléments symbolisant la terre et le ciel : des enceintes carrées avec des tuiles de couleur verte pour la terre, des bâtiments ronds avec des tuiles de couleur bleue pour le ciel.

Ce temple permettait à l’empereur (« fils du ciel ») de faire le lien avec l’autorité céleste pour préserver le bon ordre sur terre, via des cérémonies bien codifiées. L’un des bâtiments possède un mur en rotonde sensé donner un écho aux prières pour qu’elles montent mieux au ciel. On a essayé, on n’est pas convaincu ;)

Les « hutongs » de Pékin

Les « hutongs » sont des ruelles remontant à plus de 700 ans, construites autour de puits et qui ont fini par former une espèce de labyrinthe. Elles sont situées autour de la cité interdite et font entre 3 et 9 mètres de large. On en trouve encore dans plusieurs quartiers de Pékin mais leur nombre diminue rapidement face à la modernisation et la politique d’aménagement de la ville.

Se balader à travers ces rues grises à quelque chose de mystique. Même si certaines rues paraissent sordides, on peut s’y aventurer sans crainte, les habitants même les plus pauvres sont généralement souriants et accueillants.

En nous baladant, nous avons remarqué qu’il y avait régulièrement des toilettes publiques. Après quelques recherches, nous avons trouvé qu’il n’y a pas de WC dans les maisons des Hutongs, pour la majorité d’entre eux. L’Administration a donc fait construire tous les 100 mètres des toilettes publiques, mais sans portes (à l’intérieur) semble t-il :) !

L’expérience Canard Laqué !

Nous avons choisi de fêter notre 1er « moisiversaire » de voyage en tour du monde autour d’un canard laqué ! Confiants, nous avons opté, sur le menu, pour un canard entier.

La serveuse nous apporte donc les petites crêpes qui servent à enrouler la viande et les condiments, la peau du canard laqué (le meilleur !), le blanc du canard, les petits légumes et la sauce. Nous salivons déjà et attaquons. Puis elle amène une nouvelle assiette de viande. Super ! Et là elle amène carrément tout le reste du canard, la carcasse coupée en morceaux, à décortiquer… Ah OK, c’était donc bien un vrai canard entier ! ! ! On s’est pété le bide :)

Pour le reste de nos découvertes culinaires, on vous invite à consulter notre article sur notre aperçu de la cuisine pékinoise.

On peut juste dire que le chocolat, le fromage (pas la vache qui rit qu’on a eu jusque maintenant) et le vin commencent déjà à nous manquer…

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