La vallée de Viñales et ses mogotes

La vallée de Viñales et ses mogotes

Après une visite partielle de La Havane (nous approfondirons la visite à la fin de notre séjour), nous prenons la direction de Viñales, à l’ouest de l’île, et sa fameuse vallée de mogotes, buttes montagneuses de calcaire en forme de pain de sucre. Située à environ 180 km de La Havane, il faut environ 3h30 pour atteindre la vallée en taxi collectif.

Après l’agitation de la capitale, c’est la nature et la quiétude qui nous attend. Nous n’avions pas d’hébergement prévu, c’est donc notre casa de La Havane qui s’est chargé de réserver pour nous chez une « connaissance ». Accueil sympathique avec une boisson à l’arrivée.

Cette partie du voyage s’est effectuée en mai 2018

La ville de Viñales

Quand on parle de Viñales, on pense avant tout à la vallée et au parc national. Mais la ville est bien là, en son milieu, avec sa petite église et ses restaurants. Viñales est une petite bourgade où de nombreuses habitations se sont reconverties en casa particular. D’après les locaux, en 10 ans l’afflux des touristes a radicalement changé le visage paisible des lieux.

Les activités à faire à Viñales

Pour faire une activité dans la vallée, il est possible de passer par les propriétaires de la casa dans laquelle vous logez. Mais un office du tourisme du gouvernement est également installé ici afin de réserver des visites pour les étrangers.

La vallée est classée au patrimoine mondiale de l’UNESCO pour ses paysages, ses techniques agricoles traditionnelles (en particulier pour la production de tabac), son architecture traditionnelle (petites maisons paysannes colorées en bois, les « bohios »), et sa société pluriethnique. Il y a de ce fait plusieurs activités possibles dans la vallée : visite du jardin botanique et du centre culturel, balade à cheval entre les mogotes, randonnées pédestres ou à vélo dans la vallée, à travers les champs de tabac et les chemins de terre orangée, visite de la Cueva de San Tomas, ou encore du mur de la préhistoire.

Balade à cheval

Nous avons souhaité faire une balade à cheval pour visiter la vallée. Étant un peu méfiant des propositions faites par notre casa, nous pensions être entre de meilleures mains avec l’office du tourisme du gouvernement.

Nous voila donc partis pour une balade de 4h à cheval. Dans un premier temps, les guides ne sont pas très loquaces. Nous partons donc avec un petit groupe d’une dizaine de personnes vers les champs de tabac.

Premier arrêt dans un séchoir à tabac avec un cowboy qui nous attend sur sa chaise à bascule. Très photogénique… On nous explique comment se cultivent les champs de tabac et le processus jusqu’au produit final : le cigare. On nous propose d’en fumer puis d’en acheter. Les paysans du coin ont le droit de vendre une partie de leur production en direct. Nous en avons acheté quelques-uns pour offrir, mais ce n’est pas donné non-plus (3 CUC le cigare). C’est toujours mieux que d’acheter de faux cigares dans la rue, avec l’espoir que l’argent aille directement au producteur.

Puis nous repartons. De là, notre guide nous propose de nous arrêter dans un endroit pour se rafraîchir. Nous aurions préféré continuer à se promener, mais malgré nos remarques, notre guide décide quand même de faire une pause. C’est en fait un guarapiron où l’on nous explique (« vite fait ») comment est fait le café, et où l’on peut boire un jus de canne à sucre ou du rhum. Personne n’est vraiment convaincu, et on attend tous de repartir, avec le sentiment d’être pris pour des pigeons.

Puis nous continuons la balade dans le plus grand des silences, à travers les champs, sur cette terre orangée si typique, à croiser d’autres cavaliers et des animaux. Puis on reprend la route de la ferme pour finir à pied durant 25min vers le centre ville, sur la route.

En tout, la balade n’aura pas durée 4h comme annoncé et nous n’aurons pas vu tous les centres d’intérêts promis par l’agence. Un peu énervés de s’être encore fait prendre pour des pigeons, nous décidons d’aller en informer l’agence. Pour rappel, nous sommes à la fin de notre voyage, nous sommes fatigués et surtout nous en avons un peu ras le bal d’être vus comme des portefeuilles ambulants. Elise commence donc à expliquer la situation à la « charmante » dame de l’agence, demandant pourquoi cela ne s’est pas passé comme indiqué.

D’un coup celle-ci se lève et s’énerve. Nous tentons de calmer le jeu mais rien n’y fait et la dame appelle par téléphone le guide pour « qu’il vienne s’expliquer ». Ambiance. Les touristes autour se demandent ce qu’il se passe. Le guide arrive, et s’énerve direct aussi ! Après 5 minutes à se faire limite crier dessus, le guide sort 2 billets de sa poche et les jette sur la table avant de partir. Nous sommes bien sur estomaqués par cette scène, et déçus qu’on en arrive là !

Cette expérience nous a fait prendre conscience du rapport à l’argent qui s’installe entre touristes et locaux à Cuba. C’est un point bien plus délicat que dans d’autres pays que nous avons traversé. Un véritable business se fait sur le dos des touristes (et nous le vivrons de nouveau par la suite), il est illusoire de vouloir s’en échapper en tant que touriste.

Randonnées pédestre en solo dans la vallée

Pour le jour suivant, hors de question de faire de nouveau appel à un guide pour continuer les visites. Nous avons donc pris le partis de nous débrouiller par nous mêmes.

Nous sommes donc partis vers la terrasse de l’hôtel Los Jasmine situé dans les hauteurs de Viñales (à environ 3km), pour admirer son point de vue. On peut également venir y siroter un verre et le wifi est également accessible dans cet hôtel si besoin. Comme il avait pas mal plu (nous sommes en mai donc pas la meilleure saison), les chemins étaient un peu gadouilleux, mais restaient praticables.

Puis en redescendant, nous avons pris la direction du mur de la préhistoire. Cette visite est souvent incluse dans les circuits, mais elle ne mérite pas qu’on entre dans ce musée ouvert. Il s’agit en fait d’une peinture géante sensée représenter l’évolution bio-géologique de la zone. Nous pensions vraiment qu’il s’agissait d’une fresque préhistorique, rien à voir… On peut voir la fresque de loin, ce que nous avons fait au final.

Et enfin, direction la Cueva de la Vaca. Enfin c’était l’objectif. Nous avons finalement renoncé comme il pleuvait et que les chemins de notre application GPS (Maps.me) n’était pas vraiment ceux que nous voyions :)

Autres possibilités

La Cueva de San Tomas

La plupart des mogotes comportent des grottes. La Cueva de San Tomas est la plus connue. Mais nous ne l’avons pas visité par manque de temps.

La Cueva del Indio

Nous devions y aller durant notre balade à cheval :)

Farniente à Cayo Jutias ou Cayo Levisa

Cayo Jutias est parait-il plus tranquille et moins touristique que Cayo Levisa. Pour y accéder, il faut compter 1h30 de trajet depuis Viñales pour seulement 67 kms. La route est assez pénible car très détériorée avec de nombreux nids de poules. Nous manquions un peu de temps et nous sommes dit que nous irions voir la mer plus tard dans notre périple.

Ramasser les déchets des touristes…

Désolé de venir ternir le tableau à la fin, mais la pollution (que nous avons malheureusement trop croisée durant notre voyage) n’épargne pas Cuba.

Pour la suite, direction Trinidad !

 

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