La Patagonie c’est fini, à Pucón au Chili

La Patagonie c’est fini, à Pucón au Chili

Après une nouvelle journée de bus depuis Bariloche, et un nouveau passage à la frontière (où Julien s’est fait grondé par une douanière, car il avait « oublié » de jeter une pomme alors qu’il avait indiqué qu’il n’avait pas de fruit avec lui…oulala), c’est sous la pluie que nous sommes arrivés à Pucón, au Chili. Impossible de voir le paysage autour, les vitres du bus sont recouvertes de buée ! Surprise surprise donc. Comme il fait déjà nuit, nous remettons notre visite au lendemain.

Et comme en Patagonie, le lendemain, c’est grand beau ! Nous pouvons dès lors voir l’incroyable volcan Villarrica en toile de fond depuis la ville et nous sommes tout de suite impressionnés par sa beauté !

La ville de Pucón est hyper touristique. De nombreuses boutiques, des restaurants et des bars… Tout est très cher. Cette ville se situe au pied du volcan Villarica, et est bordée d’un lac du même nom. La plage est noire de monde en été. Un peu genre « les bidochons en vacances » si vous voyez le genre…

Le volcan Villarrica

Le volcan Villarica est l’un des volcans chiliens les plus actifs du pays ! Plus de 65 éruptions en un demi siècle…

Il a vraiment la forme « typique » d’un volcan avec son cône enneigé ! Il est possible de grimper au sommet qui culmine à 2847 mètres. La dernière éruption date de 2015 et depuis cette date, le nombre de personnes par groupe pour monter a été limité ; les agences ont donc décidé de tout simplement doubler le prix de la montée (Business is business !) Il faut désormais compter 85 000 CLP soit environ 115 euros (c’était 40 000 CLP – 55€ – en 2014 !).

Il y a malgré tout beaucoup de monde qui grimpe chaque jour. La montée se fait en file indienne et on ne peut rester que peu de temps au sommet (maximum 5 minutes ?), si la météo le permet bien-sûr. Bien que de nombreuses personnes semblent ravies de leur expédition, on a préféré l’admirer d’en bas ;)

Le Parc National Huerquehue

A défaut de monter « sur » le volcan, on a décidé de monter « voir » les volcans. Car il y en a beaucoup d’autres, que l’on peut admirer en chaussant ses chaussures de rando au Parc National Huerquehue.

Ce dernier a une superficie de 125 km2 et comporte des dizaines de petits lacs et lagunes, des sentiers de randonnée bien balisés, et de superbes cascades. Il est surtout connu pour être le domicile des Araucarias, ces arbres semblables à des pins à l’aspect assez particulier. Ce parc est considéré comme l’un des plus beaux du Chili ; ça aurait été dommage de le manquer :)

Cerro San Sebastian

Programme de notre deuxième jour : le Cerro San Sebastian. Il fait beau, on est motivé. Nous prenons le bus de 8h30 depuis Pucón qui se rend au parc, à une heure de route. Attention celui-ci se remplit très vite. Une fois acquitté des droits d’entrée (5000 CLP), on peut commencer la rando.

Dès le début ça monte assez raide dans la foret. Comme le chemin est bordé de bambous, on se fabrique des bâtons de marche pour nous aider à progresser. Heureusement, les points de vue pendant la montée sont nombreux et offrent de belles récompenses. On découvre également les fameux arbres Araucaria, typiques du coin. On dirait un croisement entre un sapin et un cactus. Puis nous arrivons sur un semi-plat qui offre une superbe vue sur les environs et quelques volcans !

Après une micro pause photos, on reprend de nouveau le chemin à travers une autre forêt. La montée est de nouveau raide et encore plus qu’au début avec des passages un peu glissant dans la terre. La randonnée fini par des passages dans les rochers et sur une crête. Elise qui a le vertige était loin d’être rassurée !

Mais une fois en haut du Cerro San Sebastian, la vue est incroyable ! Vue panoramique sur pas moins de 6 volcans ! Dommage pour nous des nuages ont désormais entouré les volcans au loin mais la vue reste magique. On aperçoit également en bas les lacs du parc. Il nous aura fallu 3h30 de montée environ et 2h45 de descente. La descente, bien que plus rapide, n’en reste pas moins « traître ». Attention aux genoux !

Etant donné qu’il n’y a que trois bus dans l’après-midi pour le retour vers Pucón (14h10, 17h10 et 19h30), on n’a pas trainé sur la descente afin d’attraper le second et ainsi ne pas rentrer trop tard. De ce fait, on était bien fatigués arrivés en bas !

Sanctuario el Cañi

En attendant le bus pour rentrer, on s’est dit que ce serait une bonne idée de se renseigner pour notre projet de rando du lendemain, le « Sanctuario el Cañi ». On a donc demandé des conseils aux Rangers du Parc National, qui nous ont confirmé que cette randonnée était encore plus difficile ! Comme on en a quand même bien bavé dans la monté du Cerro San Sebastian, ça nous a un peu refroidi…

C’est une randonnée de 20 km de marche avec un dénivelé de 1100 mètres, qui offre une vue sur 3 lacs et 4 volcans en haut. Après environ 30 secondes de réflexion, nos jambes ont voté pour nous : demain ce sera « journée de repos » (En vérité ce sera « journée de travail sur le blog » ^^).

Thermes de Pucón

Au Chili, il y a environ 270 sources thermales disséminées dans tout le pays, et beaucoup d’entre elles sont encore inexplorées. Il existe des sources situées au niveau de la mer et d’autres perchées sur des montagnes à plus de 3000 mètres d’altitude. Les eaux thermales et sources d’eaux chaudes, peuvent être appréciées tout au long de l’année, et ont l’avantage d’être réellement bénéfiques pour la santé. La région de Pucón est emblématique de cette activité.

Elle offre en effet un éventail de thermes impressionnant, chacun peut donc y trouver son compte. Il existe des thermes rustiques et traditionnels pour ceux qui préfèrent l’authenticité et veulent profiter de paysages magnifiques. Certains sont modernes et luxueux quand d’autres sont en plein cœur de la nature, isolés, presque inaccessibles, idéaux pour ceux qui sont à la recherche d’aventures et de sensations fortes.

Pour notre part, nous n’avons pas privilégié cette activité car il faisait un peu trop chaud, mais cela à l’air très chouette ! N’hésitez donc pas si vous êtes dans le coin ;)

Cascade El Claro

Pour notre quatrième et dernière journée à Pucón, nous avons décidé d’aller voir la cascade El Claro. Pas très loin de la ville, elle nécessite tout de même d’y aller en voiture. Il n’y a pas de transport public allant là-bas.

On part du centre plein d’espoir d’y arriver en stop. Au bout de 20 minutes on décide de prendre un « collectivo ». C’est comme un taxi sauf qu’il est à « route fixe », et que c’est bien moins cher ! Celui-ci nous dépose au début d’un chemin et nous devons continuer à pied. La route monte pas mal… A chaque voiture qui passe, nous levons le pouce dans l’espoir de nous faire emmener. Un pick-up fini par s’arrêter et nous propose de monter à l’arrière, dans la benne avec un chien en cage :)

La famille, très gentille, nous dépose avant notre destination, mais elle nous a déjà bien avancé sur le chemin pentu ! L’ascension continue avant d’arriver à du plat et de jolies clairières. Il n’y a aucun panneau de signalisation… En arrivant à une pâte d’oie, nous décidons de prendre la route à droite plutôt que le chemin à gauche. Mais après 10 minutes nous tombons sur une barrière fermée…

Nous rebroussons chemin pour finalement emprunter le chemin de gauche. Toujours pas de panneaux, mais après 5 minutes dans une forêt, nous apercevons plusieurs voitures garées dans un champ. Ça doit être là !

Un gaucho (un chilien qui monte à cheval) nous indique qu’il faut descendre dans la foret. Par chance nous tombons sur deux chiliens super sympas qui nous indiquent le bon chemin, et nous invitent à les suivre. Heureusement car sans eux nous n’aurions peut-être pas trouvé par nous-mêmes ! Il faut descendre un chemin de terre bien pentu à travers la foret pour pouvoir enfin accéder au bas de la cascade.

Et le spectacle est superbe ! Haute de 80 mètres, dans une enclave toute verdoyante, l’endroit est vraiment magnifique. Nos amis décident de se baigner mais pour nous, ce sera juste plaisir des yeux… L’eau était glacée !

Puis nous remontons ensemble et nous programmons de nous retrouver l’après-midi pour aller ensemble au lac Caburga et notamment à une petite plage « secrète » au sable blanc et à l’eau turquoise… Une bien belle promesse que nous n’avons su décliner !

Sur une plage « secrète » au lac Caburga

Le lac Caburga est connu pour deux de ses plages : la Playa Blanca et la Playa Negra. Mais c’est une toute autre plage, un peu « secrète », que nos nouveaux amis nous emmènent découvrir, au terme d’une longue aventure…

Car c’est dans une petite voiture type « Corsa » que nous embarquons pour une route assez défoncée. Notre chauffeur, qui connait bien la route, n’a pas vraiment de considérations pour notre confort… Ça secoue à l’arrière ! (On dira qu’il a une conduite bien chilienne…)

On remonte le long du lac, sur le côté droit. Puis arrive le « trick » : la piste que nous empruntons semble se finir sur une « propriété privée ». En tout cas c’est ce que les panneaux indiquent. Sauf qu’il n’en est rien ! Notre chauffeur continue le chemin, jusqu’à parvenir à la dite plage, qui est déserte (mais pas si secrète que cela si on en juge par les traces de feu et les déchets présents…).

Bon, cette plage n’a pas vraiment de sable blanc mais des graviers blanc nous dirons (ainsi que de nombreuses guêpes !). Par contre la vue est imprenable sur le volcan Villarica ! En fait, nous sommes au pied du Cerro San Sebastian que nous avons grimpé deux jours plus tôt. Une belle après-midi de baignade et de détente dans un cadre magique !

La route du retour fut tout aussi agitée, d’autant que nous avions un bus à prendre, pas le temps de trainer ! On est arrivés « juste à temps » à notre auberge pour récupérer les sacs et aller à la gare de bus…

Prochaine étape : Santiago du Chili !

Petite carte des environs

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