Entre mer, lacs et montagnes : premiers pas en Nouvelle-Zélande

Entre mer, lacs et montagnes : premiers pas en Nouvelle-Zélande

Arrivée chez les Kiwis à Christchurch

C’est non sans un petit pincement au cœur que nous avons quitté l’Australie, cette île continent magnifique qui nous a accueilli pendant deux mois… un énorme coup de cœur… Mais c’est aussi avec une grande excitation que nous avons pris notre avions vers la Nouvelle-Zélande ! Bye bye le pays des kangourous, bonjour le pays des kiwis ! :)

En arrivant à l’aéroport, les formalités habituelles recommencent : retirer de l’argent pour avoir les devises du pays (et bim des frais de retrait de 3$), prendre une carte SIM pour avoir de la data (super cher !), et enfin aller chercher notre futur maison portative :)

Dehors, fini le soleil et la chaleur, il fait froid et c’est très nuageux voir menaçant… bye bye tee shirt et shorts… mais heureusement nous avions prévu le coup et nous avons profité du Black Friday et du Boxing Day en Australie pour faire le plein de vêtements chauds :) :)

Pour la petite histoire, nous avions réservé notre van pour la Nouvelle-Zélande en même temps que ceux pour l’Australie. Mais une fois arrivée sur la cote Est de l’Australie, on s’est vite rendu compte que le manque de réfrigérateur était vraiment pénible… Et puis l’idée d’avoir quelque chose de plus spacieux ne nous déplaisait pas (La Nouvelle-Zélande est réputée pour avoir un climat très capricieux, genre les 4 saisons en une seule journée). Enfin, il y avait la question du « self-contained », notre location initiale ne l’étant pas.

Self-contained & freedom camping

Un campervan qui est « self-contained » inclut à bord un réservoir d’eau propre, un réservoir d’eau grise, et un réservoir d’eau « noire » (des toilettes). Il permet donc d’être autonome. En Nouvelle-Zélande, il existe une certification (avec un petit sticker bleu sur la carrosserie) qu’il faut respecter pour être « self-contained ». Ce « sceau » permet en principe de faire du « freedom camping » n’importe où !

Le freedom-camping c’est la possibilité de dormir sur n’importe quel terrain public. Evidemment il y a des restrictions dans certains endroits, un peu à la manière des arretes municipaux qui interdisent les camping-cars en France… Par exemple, dans les parcs nationaux, etc.

Nous avons donc profité de l’agence Peterpans à Airlie Beach (en Australie) pour voir ce qu’ils pouvaient faire. Et ils nous ont dégoté un campervan Lucky Rover pour 400$ de plus uniquement que le simple Jucy Cabana que nous devions avoir. Nous avons donc annulé la réservation Jucy et avons payé la réservation de Lucky auprès de l’agence Peterpans, très connue en Australie et Nouvelle-Zélande.

Nous arrivons donc chez Lucky, pas forcément très confiants compte tenu de notre expérience avec cette société de location à Perth… Accueil encore une fois pas très cordial, nous présentons notre voucher en sachant qu’il fallait encore payer l’assurance, mais là surprise : il faut encore ajouter 95$ !

S’en suit une longue discussion un peu confuse où l’agence nous détaille que le voucher n’est pas correct (donc selon eux, erreur de la part de Peterpans). On appelle Peterpans, mais personne n’est en mesure de nous aider ! On arrive à joindre la boss via Whatsapp (alors qu’elle était en vacance, peut être le seul point positif), mais pour eux le voucher est correct.

Nous sommes donc en colère, car nous avons payé déjà assez cher cette location, hors de question de rajouter au bout ! Au bout de 3h, après moult appels, après que les « boss » se soient parlés entre eux, la situation n’est toujours pas débloquée. L’agence nous demande d’avancer les frais qu’ils nous rembourseront par la suite… On finit par accepter car l’heure tourne, et l’agence ferme bientôt.

On fait le tour du véhicule : la bouteille de gaz (une grande) est à moitié vide, et quand l’employé nous montre comment vider l’eau grise, surprise le réservoir est plein ! Il referme la trappe, mais pensant qu’il ne restait pas grande chose, la ré-ouvre et déverse l’eau grise devant l’entrée de l’agence, sur le tarmac… Sympa les odeurs ! Il finira quand même par se rendre compte de sa bêtise et ira finir de vider la voiture dans la zone technique… Par chance les WC (nous avons aussi des toilettes chimiques) sont vides… Après toutes ces péripéties, on finit par partir, sans avoir le temps de faire grand chose, si ce n’est quelques courses…et un repas au Mac Do (au grand bonheur de Ju :) )

Notre nouvelle maison/chambre/salon/bureau/cuisine/voiture pour les 30 prochains jours s’appelle donc Lucky Rover ! Il est bien plus grand que ceux que nous avions en Australie et en plus nous avons un réfrigérateur, le luxe absolu ! On prend la route pour notre premier camping à 30km de Christchurch environ et on s’y sent déjà bien. On the road again ! :)

Nous ne nous sommes pas vraiment arrêté à Christchurch, et nous n’avons donc pas vu les traces de la destruction encore visible apparemment des derniers séismes de 2011 et 2016. Nous avons directement foncé le lendemain vers Akaroa.

Akaroa

Akaroa est la ville la plus française de la Nouvelle-Zélande ! Nous y arrivons en fin d’après-midi après avoir emprunté la route touristique qui nous a permis d’avoir des vues magnifiques sur la baie. A peine 24h que nous sommes ici est nous sommes déjà émerveillés par les paysages. Sur la route, une pause déjeuner sur le Lac Forsyth nous a permis de rencontrer nos premiers cygnes noirs !

Une fois sur place, nous sommes allés faire un petit tour dans la ville, qui est vraiment mignonnette ! On se sent un peu en France avec les noms de rue ;)

Puis le soir venu, la pluie est là mais un magnifique coucher de soleil rose nous attend avec, cerise sur le gâteau, un arc en ciel entier ! Juste magique…

Comme on se sent comme à la maison, nous faisons des crêpes pour le diner ! Et le lendemain pour le petit déjeuner on ne résiste pas à la tentation d’aller acheter des croissants à la boulangerie :) Bon ils n’étaient pas aussi bon que dans nos « vraies » boulangeries mais l’esprit était là (ça manquait cruellement de beurre…vous voyez ce que l’on veut dire ? ;) )

Les lacs Tekapo et Pukaki

Après Akaroa, nous prenons la route vers les terres, ou plutôt vers les montagnes ! En particulier vers les Lacs Tekapo et Pukaki.

C’est pas tout près mais la route pour y accéder est encore une fois magnifique. Au fond de grandes plaines entourées de montagnes, on circule facilement, plus que ce que l’on pensait ! On s’attendait à une route escarpée, difficile et en lacets, pas du tout (pour l’instant… ça se corse dans le Sud de l’île ainsi que dans les zones montagneuses plus reculées… on vous racontera tout ça plus tard ;) ).

Et ce n’était que le début : on assiste ensuite à un véritable défilé de couleurs et de paysages plus impressionnants les uns que les autres…

Lac Tekapo

Premier arrêt au Lac Tekapo, en fin de journée, avec une lumière bleuté… superbe. Nous ne sommes pas seuls, des bus de chinois sont là aussi, et on ne peut pas les louper… mais nous essayons au maximum de profiter de la magie de l’endroit. Comme on n’a pas trouvé de sites de free camping ici (sur les applications Wikicamp ou Campermate), nous décidons d’aller jusqu’au Lac Pukaki. La encore la route est magnifique… L’appareil photo est bouillant !

Lac Pukaki

Au Lac Pukaki, il y a plusieurs endroits où les self-contained peuvent rester la nuit. Quelle bonne nouvelle ! Et c’est effectivement quasiment au pied du lac que nous prenons domicile pour la nuit. Quelle tranquillité… (malgré d’autres campervans à côté de nous, il y a un grand respect du calme de chacun et c’est très plaisant).

La région est connue pour avoir un ciel étoilé grandiose la nuit ! Elle possède même une « Réserve Internationale de Ciel Etoilé » -RICE-. Une RICE, pour être plus précis, est en fait un espace public (parfois il est privé) d’une grande étendue qui bénéficie d’un ciel étoilé d’une qualité considérée comme « exceptionnelle ». Et elle fait donc l’objet d’une protection particulière dans le but d’y mener des recherches scientifiques, éducatives ou culturelles mais aussi dans un but de préservation de la nature sur le long terme.

Malheureusement pour nous le ciel est voilé mais on imagine derrière les nuages des milliers d’étoiles ici et là…

Le Mont Cook

Le lendemain, c’est devant un lac calme que nous nous réveillons. La journée ne s’annonce pas ensoleillée mais pas trop pluvieuse non plus. On voit des nuages sur les montagnes au loin mais la météo n’est pluvieuse qu’à partir du lendemain normalement ! Direction donc le Mont Cook !

Le Mont Cook fait partie de la chaîne de montagnes des « Alpes du Sud » (oui, ici aussi ils ont leurs Alpes) et il en est le point culminant avec ses 3754 mètres d’altitude. Cette chaîne est composée de 140 pics de plus de 2000 m d’altitude…rien que ça !

La route jusqu’au village au pied du Mont Cook est éblouissante. Il faut se concentrer sur la conduite par contre car on a tendance à vouloir toujours tourner la tête pour voir les paysages qui se dévoilent aux alentours :)

Aux abords de Mont Cook, plusieurs randonnées sont possibles et varient en terme de durée. Nous avons commencé par la randonnée de la Hooker Valley Track : 2h30 de marche aller-retour. Randonnée relativement simple, avec passages sur des passerelles en bois aménagée, traversée de la vallée Hooker et arrivée jusqu’au glacier. Trois ponts de singes à traverser avec un torrent vif en-dessous. Nous y avons pique-niqué mais sommes vites repartis en vue de la pluie qui arrivait. Les paysages sont top !

Hooker Valley Track

Glacier Tasman

Un peu plus loin se trouve la randonnée vers le Glacier Tasman et les lacs bleus : 1h max pour tout faire. Relativement facile aussi. La rando se sépare à un moment : d’un côté pour les Blue Lakes et de l’autre pour le glacier.

Pour la rando vers le glacier, il faut monter des marches. Puis de la haut, on peut voir le glacier lui-même à gauche et la rivière Tasman. Le glacier long de 24kms à ce jour (et de 26kms en 1990), devrait encore réduire et sa longueur ne représenter plus que 20kms d’ici 2027. Et là, encore une fois, le panorama est juste incroyable et on aperçoit même flotter de petits icebergs en surface (enfin pas si petits car ils étaient immenses à coté des bateaux de touristes qui passaient à coté…) . En hiver, il parait que tout le lac gèle.

Blue Lakes

Il y a un point d’observation également au début de la balade donnant sur les « Lacs bleus » (« Blue Lakes « ). Ils sont appelés ainsi car ils étaient à l’origine alimentés par l’eau pure provenant du glacier, produisant des lacs d’une couleur bleue turquoise. Aujourd’hui, la vue n’a rien d’extraordinaire car avec le recul du glacier, ces lacs ne sont plus alimentés que par de l’eau de pluie, qui favorise le développement d’algues. Du coup, ces lacs sont aujourd’hui d’un verdâtre presque « sale ».

Un coup d’œil au ciel menaçant et à la pluie au loin nous incite à repartir vers la côte Est afin d’échapper à la pluie qui vient s’installer ici. Sur la route ce sont d’immenses lacs et montagnes que nous longeons et traversons. Quels paysages magnifiques…

En arrivant à côté de Oamaru, on finit sur un « campement » pas terrible à côté de là où on a dormi la veille : une aire à côté de la route. Le lendemain matin, c’est par un accident de voiture que nous serons réveillés ! A cause de la pluie, deux voitures se sont heurtées de face… Impressionnant ! Ambulance, pompiers, police, tout le monde était là. Heureusement pas de blessés graves !

Quel dépaysement avec l’Australie… :)

NB : cet article contient beaucoup de photos, mais il est tellement difficile de choisir parmi tous les paysages que l’on a vu que l’on vous a fait une large sélection 😀

 

4 réactions au sujet de « Entre mer, lacs et montagnes : premiers pas en Nouvelle-Zélande »

    1. Bonjour Estelle et Célia, nous sommes très contents que les photos vous plaisent, et nous vous remercions pour votre commentaire ! Élise et Julien

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